Je tiens à préciser que je ne cautionne pas les éléments suivants :

-tenir à longueur de journée et d’année du plomb à main nues/ des oxydes de plomb

-respirer sans masque adéquat (cout env 30€)  les vapeurs du plomb en fusion

-tenir un atelier avec des résidus de plomb et poussières non maîtrisés

-idem au niveau de l’acide.

 

Ces Indiens n’ont pas notre chance d’avoir des fournisseurs d’équipements de protection partout autour d’eux comme nous, ils font comme ils peuvent.

Je les trouve beaucoup plus forts que nous. Qui de nos jours en France a déjà été capable de réaliser sa propre batterie solaire de puissance ?

Pourtant, n’est ce pas à notre portée ?

 

Un des derniers fabricants émérite de batteries artisanales en Isère.

 

Je précise que je ne propose pas la fabrication de batteries de type Faure que l’on voit sur ces vidéos, mais de type Plante.

La différence est au niveau des plaques. Ici les plaques sont en réalité des « gaufres » qui ont été « beurrées » avec une pâte d’oxyde de plomb, un type d’oxyde pour les positives et un autre différent pour les négatives, plus un agent servant d’agglomérant/colle. La fabrication de ces gaufres et ce beurrage est possible, mais cela implique de travailler avec les oxydes en poudre. Chacun sait que les poudres vont partout, c’est problématique a mettre en œuvre pour l’environnement et la santé. D’autre part ça demande un savoir faire spécifique, et les plaques réalisées demandent beaucoup de soin, les craquelures et décollages de la matière sont autant de pertes de matière active par défaut de contact électrique, et de surcroit des risques de court circuit entre plaques de potentiel différent.

Ce que je propose de faire est d’utiliser des plaques de plomb pur, pour aboutir à des batteries Plante. Le même plomb pur est utilisé pour les deux plaques. Il s’agit de plaques de plomb pur découpées dans de la feuille de plomb ou coulées/ laminées, sans plus. C’est le processus de formage, cycles de charges/décharges à l’endroit/à l’envers qui vont créer une porosité sur les plaques et vont créer les oxydes qui feront la batterie. Les plaques s’usent donc en profondeur avec les années. Avec 1 ou 2 mm de plomb en épaisseur, il y a de quoi voire venir quelques années. Les batteries Planté sont bien adaptées à l’usage stationnaire et sont reconnues pour être très durables.

Si le plomb n’est pas pur, les batteries Planté marchent aussi, mais la corrosion est plus rapide.

Les batteries Planté ont été les premières au plomb, elles n’ont jamais marché commercialement. La raison est le processus de formage qui prend du temps et nécessitent de l’électricité, cela a été un frein considérable au niveau de la production industrielle. Lors qu’ont été mises au point les batteries Faure, le beurrage des plaques qui est très rapide a en gros remplacé le formage, les batteries sont devenues rapides à fabriquer et les usines peu consommatrices d’électricité.

Il ne faut pas oublier qu’à l’époque les usines ne disposaient pas de fourniture d’électricité en grande quantité et bon marché comme de nos jours. On peut citer la production d’aluminium, qui se fait seulement électriquement, pour exemple d’industrie consommatrice. Les usines Pechiney en consomment (ou consommaient) des quantités faramineuses, c’est ce qui fait la plus grosse partie du coût de l’aluminium.

Formage

En ce qui nous concerne, l’étape de formage n’est pas à mon sens de nature à compromettre le projet. C’est juste une chose nécessaire de faire.

Même si nous sommes chacun en site isolé, nous avons la possibilité de transporter nos batteries, même lourdes, dans un lieu ou nous aurons un compteur ERDF à disposition (observez la modernité, je n’écris plus juste EDF 😉

Le prix du kW.h ERDF aux alentours de 0,18 € toutes taxes comprises, n’est pas de nature a compromettre le projet non plus. Je ne peux vous dire combien il en faut à cette heure, mais je doute fort que le budget soit conséquent face à l’économie que nous réalisons de faire nos batteries nous mêmes.

De plus il est peut être envisageable de réaliser ce formage directement sur l’installation solaire elle même, à condition de supporter le manque d’électricité durant cette période, et de ne pas faire de mauvaises manipulations.

(brancher un onduleur à l’envers de la polarité effective d’une batterie ou autre bévue du même tonneau)

 

AUTRES VIDEOS

essai d’un expérimentateur :

Phillip Hurley fait comme lui, il récupère les plaques negatives de certaines batteries, (regardez les bacs qu’il montre, ça doit être une pratique fréquente aux USA) enlève la pâte, les plâtre à la truelle d’oxyde rouge de plomb, remonte la batterie, et la batterie repart comme neuve…

 

fabrication industrielle de batterie stationnaire :

 

 

Démonstration d’une machine pour presser le pâte à usage semi-artisanal :

 

 

Seule l’électrode positive des batteries s’abîme. Celle qui est couverte de pâte d’oxyde rouge de plomb (lead red oxyde). C’est du minium de plomb !

 

 

 

 

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