Aujourd’hui j’ai réussi à trouver une ancienne batterie TUDOR, reconditionnable. Elle date de Janvier 1971…

IMG_4125

M12 AS CUIRASSE. En effet ça a su tenir le coup…

29 kilos ! 80Ah en 20 heures est inscrit dessus. De nos jours la capacité indiquée en Ah d’une batterie est pour une décharge en combien d’heures ?

C’est l’objet idéal d’études dont j’avais besoin. En effet je vais pouvoir la démonter sans tout casser, ce qui est bien difficile avec les batteries modernes plastique, et j’espère bien arriver à la remonter en batterie FAURE.

Video ICI :

 

 

 

La prochaine difficulté va être de trouver des plaques de plomb pur.

Son démontage réserve des surprises… si les plaques d’une polarité sont toutes gonflées, détruites, décomposées, transformées en oxyde, les plaques de l’autre polarité semblent être en bon état… la grille en plomb métallique toujours peu oxydée, la pâte d’oxydes pressée dessus tient toujours, pour la plupart de la surface. J’en suis très étonné, après exactement un séjour de 45 ans dans la solution d’acide sulfurique !

IMG_4131

Il reste un peu d’acide dans cette batterie, qui imbibe cette bouillie d’oxydes.

Ceci me semble un très bon présage pour mes batteries Planté.

IMG_4132

La boue sulfurique en bas est ce qui reste des séparateurs en fibre de verre et des plaques de l’autre polarité. Pour l’instant je ne sais pas si c’est le + ou le – qui est détruit.

IMG_4135

état remarquable après exactement 45 ans dans l’acide. Il se peut même que je puisse m’en servir de nouveau, au vu des indications du livre de M. Hurley. Ceci dit, je ne pense pas que j’irai jusque là.

Il semblerait qu’il n’y ait qu’une polarité qui se détruise, en fait… M. Hurley démonte ses batteries, recoud des séparateurs et les répare… De quoi faire Hurler les conformistes  😉 (désolé du mauvais jeu de mot)

Je commence à être fatigué de changer sans arrêt les batteries de mes engins et véhicules, j’avoue que j’ai le diffus espoir de trouver une solution pour les faire durer davantage / être plus ou moins autonome de sorte de ne plus me retrouver en panne de batterie / me retrouver contraint d’acheter 3 batteries neuves par an.. J’ai essayé un désulfateur , sur une batterie récente ayant subi deux décharges profondes mais pour mon premier essai, zéro pointé. Plus je cycle, plus la capacité chute. Pourtant ça semblait être du très sérieux. Ou peut être la batteries essayée était elle non pas sulfatée mais vraiment morte ? Plaque bouffée ? Je vais peut être bien l’opérer pour en savoir plus, si elle ne s’améliore pas.

http://www.recovermybatteries.com/manual-ex01.html

vision du fond de la cellule. Couvert d’une fine pâte blanche. En principe ça devrait être du sufate. Il y a des traces de sulfate (blanc) mais localisé.

IMG_4133

Le brai, sorte de goudron, a été précieusement mis de côté. Ainsi que les déchets de plomb, et l’acide et la bouillie d’oxyde. La bouillie d’oxyde est à revendre au récupérateur de métaux sous la dénomination « batterie » donc à 33 centimes le kilo. même si ça vaut davantage puisqu’il n’y a plus ni d’acide ni de plastique, sachant que cette bouillie représente 99% du plomb qu’ils récupèrent dans une batterie. Il y a très peu de plomb métal restant en fait.

D’après Phillip Hurley, ça se revend sans problème. Je conserve de côté, c’est la matière particulièrement polluante de la batterie. On verra plus tard comment le ferrailleur reprend ça.

Si seulement cette batterie planté refaite arrivait à faire… 60 Ah

ça suffirait peut être !

NB: en principe les batteries Faure sont pour usage stationnaire et non pas démarrage.

 

3/2/2016

 

Grâce au bon docteur dentiste REIGNIER à Sauveterre de Guyenne qui m’a aimablement fait un prix sympa pour un rouleau de plomb lui restant, afin de soutenir le projet, j’ai enfin de la matière première en quantité suffisante pour cet essai. Sauveterre est un très joli village, et son cabinet est en zone historique. Merci à lui, vraiment !

L’élaboration des plaques a commencé. Découpe, chercher les bonnes méthodes, idem pour le polypropylène.

 

IMG_4157.JPG

 

Une bonne et une mauvaise nouvelle: Les chiffres de Phillip Hurley ne sont pas à prendre à la lettre…  lorsqu’il indique une capacité pour un poids de plomb et une épaisseur de plaque, il parle de la capacité de la batterie, pour seulement le poids des plaques positives… Donc il faut deux fois plus de plomb pour obtenir la capacité indiquée !

J’ai l’impression que pour cette batterie, il ne faudra pas espérer plus de 45Ah à terme…

Par contre question durabilité, à condition de ne jamais laisser les plaques sécher, je devrai pouvoir compter sur 10 ans de vie environ pour des plaques aussi fines (0,5mm)

Beaucoup plus si j’avais du plomb plus épais.

Et une bonne nouvelle : le prix du plomb à la récup est beaucoup plus bas que prévu !

Le plomb métal est repris à 0,5€ le kg ! Soit quasiment 3 fois moins cher que le cours du LME…

Quand on pense que certains revendeurs affichent près de 5€ le kg, voir même certains dans les annonces, pour du plomb de recup juste refondu en lingots. Il n’y a pas de petits profits, X10 ! ils ont résolument trouvé la formule de transmutation du plomb en or ! Enfin tant mieux pour eux si ils parviennent à le vendre.

 

IMG_4158.JPG

 

photo : plaques dans leur pochette isolante en polypropylène (géotextile de bâtiment)

(futures positives seulement)

 

17 Fevrier 2016

 

Confection des moules, un moule en argile pour les liaisons entre éléments, et un moule en silicone/argile pour les pivots. Etant totalement débutant en moulage, j’essuie les plâtres. Un exemplaire de pivot a été confectionné en acier pour servir de modèle, mais le silicone au séchage au four, malgré que cette pièce acier ait été enduite de graisse, a collé dessus. Mieux, silicone contre silicone, bien décollé, au four durant une heure à 100°C, se collent ensemble ! et même avec l’argile !

J’ignorais totalement cette caractéristique. Ca m’a amené à décoller les pièces de force en découpant au couteau, comme j’avais peu envie de recommencer le travail.

 

Moulages :

 

IMG_4254IMG_4253IMG_4255FullSizeRender copie

 

la fonte des vieux éléments métalliques de l’ancienne batterie s’est passée très agréablement. Il a fallu écumer la surface pour enlever les impuretés, qui remontent toutes seules étant donné la forte densité du plomb. Ma vieille cuillère en fer avait envie de flotter dans le bain, c’est étonnant. J’ai eu quelques plombs d’équilibrage de roue à y adjoindre, c’est étonnant de voir les attaches en fer flotter à la surface du bain de plomb.

Maintenant il va falloir nettoyer les pièces des imperfections, dûes au silicone décollé au couteau par force précédemment. Les pièces ne sont pas très belles, mais elles seront fonctionnelles, c’est ce que je leur demande…

Et après, il va falloir trouver une configuration pour souder pivot et plaques ensemble, au chalumeau. J’ai coulé à cet effet des barrettes de plomb dans le creux de cornières de fer, pour servir de soudure.

 

Mai 2016 :

Du nouveau :

 

La batteries est réalisée et fonctionne! Cela a demandé quelques jours de travail. Non sans mal car un élément en caoutchouc dur avait une fuite (suintement).

Ce qui me fait dire (ce que je savais déjà mais cela confirme) que le contenant est au moins aussi important que ce que l’on met dedans. Point de batterie sans contenant de qualité et bien adapté. Exit idées possibles de container bricolé en pvc soudé etc…

Sauf le verre, à condition d’arriver à le réaliser, sans fissures et sans fuites.

 

PHOTOS :asse

 

IMG_4749.JPG

assemblage des plaques sur un moule adapté

 

 

 

IMG_4755.JPG

élément assemblé

IMG_4756.JPGpremier elément inséré

IMG_4761.JPGprêt pour la soudure des barrettes de connexion

 

IMG_4764.JPGbatterie prête à recevoir l’acide sulfurique

 

 

IMG_4768.JPG

(photo : Remarquez bien la petite ampoule de 12V 5W allumée par la petite force de la batterie !!! )

et voici, après grosse « bagarre avec l’acide et le plomb » multiples essais de colmatage avec le brai que j’avais récupéré. Ce qui m’as au moins permis de me faire l’expérience de fondre et couler du brai.

 

processus de formage en cours.

 

Premiere électricité tirée de la batterie, ça marche ! (observez la petite ampoule de 12V 5W qui s’allume !)

 

Des nouvelles fraîches :

après quelques charges, décharges, et inversions :

curieusement, ayant fait le niveau de départ avec de l’acide du commerce pour batteries (à la densité correcte d’une batterie chargée), le niveau s’est mis à augmenter !

alors je ne sais pas à quoi c’est dû. Peut être que l’oxydation des plaques qui se fait prend plus de volume dans la cellule, oubien le fait de dissocier l’acide en solution en eau d’une part et oxydes de plomb d’autre part demande plus de volume ?

Et à présent c’est le contraire, certaines cellules se vident de leur contenu liquide. C’est peut être un effet de la consommation d’eau par l’effet de l’electricité en oxygene et hydrogène ? C’est étonnant, car à ce stade de la formation , la capacité de la batterie est vraiment faible et l’intensité demandée est très faible. c’est des heures à 100mA ou moins.

hier j’avais une cellule qui, après repos, ne donnait plus que 0,5V tandis que toutes les autres avaient 2,04 V. Je me suis demandé si elle n’aurait pas un défaut d’isolation.

D’où la grande importance du choix du séparateur et du soin apporté au montage.

Ceci dit, en l’état actuel de très faible capacité, cela n’est peut être pas d’une grande signification. Il suffit en effet d’une perte juste un peu plus importante pour vider bien plus vite que les autres cet élément. nous verrons plus tard.

 

 

 

10 JUIN 2016

 

L’acide, dilué inégalement par manque au départ, créait des désordres.

Le pèse acide est clairement indispensable. La réaction d’oxydation du plomb consomme de l’acide, mais l’eau reste. Ce qui fait que la dilution de l’acide diminue régulièrement.

Si l’on ne rajoute pas de l’acide, l’efficacité du formage diminue. L’acide est donc une matière première du formage.

Aujourd’hui j’ai équilibré le dosage de l’acide et j’ai procédé à une charge d’égalisation.

Confirmation, c’est clairement établi que le niveau de liquide est nettement plus élevé après consommation de l’acide pour la formation des oxydes. J’imagine que l’acide dissous dans l’eau prend moins de place, il doit se « cacher » entre les molécules d’eau. Si on le fait ressortir le volume augmente. Cela n’engage que moi.

Je ne pense pas que la dilatation de l’electrolyte puisse en être la cause. Le phénomène ne se produit qu’après l’ajout d’acide neuf dilué.

Suite à cela j’ai pu allumer un ampoule de voiture de 12V 5W durant 8 heures. Elle en avait encore à donner, certains éléments plus que d’autres. Je pense que je peux dors et déjà estimer la capacité de cette batterie, à moins des 2 tiers de son formage, à 6 Ampères Heure. d’une part les ampères diminuent avec la décharge, il faut minorer, d’autre part sa décharge étant en 8 heures donne des résultats nettement moins bons que la norme sur 20 heures, il faut majorer.

Un chargeur electronique permettant de vérifier les performances d’une batterie a été connecté dessus, demain nous verrons bien ce qu’il en dit après son cycle de décharge.

Quoi qu’il en soit, 6 Ah à moins de la moitié de son formage, pour une batterie sensée à terme faire de 20 à 25 Ah, c’est pas mal !

Nous allons aussi voir si elle a amélioré ses caractéristiques d’auto décharge, mauvaises pour certains éléments jusque là.

 

Entre temps, j’ai pu m’équiper d’un laminoir à bijoux, chez un ancien professionnel très sympatique, ayant arrêté ce métier. Sa largeur n’est pas suffisante, mais il faudra faire avec.

D’autre part, j’ai trouvé un FOURNISSEUR de plomb pur.

N’ayant pour l’instant aucune réponse positive de fabricant de récipient de batterie en Europe, je me tourne vers la Chine. La Chine, le pays où l’on peut entreprendre, le pays ou les industriels acceptent de vendre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités